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tract fédé SUD PTT - 31/03/06

Le 4 avril, bloquons le pays !

La journée de grèves et de manifestations du 28 mars a été une véritable déferlante contre le CPE. Près de 3 millions de personnes ont manifesté dans toute la France, le double par rapport à la journée du 18 mars. Des grèves importantes dans de nombreux secteurs et une présence remarquée de salariés du secteur privé dans les cortèges, cette journée a vu la participation massive des salariés. Elle a reflété le rejet du CPE par l’opinion publique. Nos concitoyens ont clairement dit non à un projet qui vise à officialiser la précarité.

La mobilisation actuelle s’appuie sur l’unité de la jeunesse et des salariés. L’unité des organisations étudiantes et lycéennes et l’existence de la coordination étudiante ont permis que le mouvement de la jeunesse se développe. L’existence de l’intersyndicale qui regroupe toutes les organisations de salariés est garante de l’unité réalisée aujourd’hui contre le projet du gouvernement.

La balle est de nouveau dans le camp du gouvernement qui porte l’entière responsabilité du conflit social en cours. Dans cette situation, sa persévérance à maintenir son projet confine à l’entêtement. Le Premier ministre ne peut penser gouverner contre la grande majorité de nos concitoyens. Il doit faire le geste politique de retirer une mesure massivement refusée et qui, de plus, n’aurai aucune efficacité en matière de création d’emplois.

Après la journée du 28 mars, et si le gouvernement ne fait pas les gestes politiques nécessaires, il faudra, face à un entêtement inquiétant, faire preuve d’une détermination encore plus grande. Nous appellons les salariés à se réunir pour discuter des suites à envisager au mouvement.

Quelques chiffres des manifestations du 28 mars
Auch : 5 000, Tarbes : 17 000, Pau : 35 000, Brest : 30 000, Quimper : 12 000, Poitiers : 30 000, Chalons sur marne : 2 500, Reims : 6 500, Marseille : 250 000, Orléans : 12 000, Bordeaux : 90 000, Mont de Marsan : 7 000, Avignon : 30 000, Troyes : 4 000, Epinal : 6 000, Montluçon : 5 000, Carcassonne : 6 000, Narbonne : 5 000, Bayonne : 11 000, Caen : 40 000, Albi : 15 000, Laval : 7 000, Perpignan : 15 000, Millau : 1 000, St Afrique : 500, Rodez : 6 000, Rouen : 50 000, Dieppe : 7 000, Le Havre : 30 000, Toulouse : 80 000, Cahors : 2 000, Amiens : 30 000, Abbeville : 1 000, Cayenne : 800, Nancy : 40 000, Mende : 2 500, Nantes : 60 000, St Nazaire : 20 000, Vannes : 7 000, Rennes : 55 000, Bourges : 7 000, Vierzon : 4 000, Périgueux : 8 000, Sarlat : 1 000, Bergerac : 2 500, St Brieuc : 25 000, Lannion : 10 000, Dinan : 500, Angers 20 000, Agen : 7 000, Dijon : 15 000, Le Mans : 40 000, Tours : 18 500, Valence : 20 000, Nice : 17 000

Déclaration des organisations syndicales d’étudiants, de lycéens et de salariés

UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

AMPLIFIER LA MOBILISATION : LE 4 AVRIL NOUVELLE JOURNEE D’ACTION

Le succès des arrêts de travail, des grèves et la puissance des manifestations du 28 mars, leur caractère unitaire et intergénérationnel, tout comme la durée du mouvement et son ampleur dans les lycées et universités montrent une mobilisation historique, pour exiger le retrait du CPE et l’ouverture de négociations.

Il est urgent que les plus hautes autorités de l’Etat prennent la mesure de la situation et répondent sans ambiguïté à cette revendication. Pour éviter l’enlisement du pays dans une crise profonde, le gouvernement doit s’y résoudre. L’intersyndicale demande au Président de la République d’utiliser ses prérogatives constitutionnelles pour que le CPE soit retiré.

Les organisations syndicales réitérent l’exigence de lever l’hypothèque du CPE en le retirant et à partir de là d’engager des négociations immédiates sur l’emploi, la précarité, les modalités d’accès à l’emploi, la formation et l’avenir des jeunes.

Elles appellent les salariés, les étudiants, les lycéens, dès aujourd’hui et tout au long de la semaine à s’appuyer sur la dynamique unitaire, à multiplier les initiatives pour exprimer leur exigence de retrait. Elles les invitent notamment à intervenir auprès de tous les parlementaires.

Les organisations syndicales sont déterminées à amplifier la mobilisation. Elles mettent le gouvernement en garde contre toute tentative de coup de force notamment en direction des étudiants et des lycéens. D’ores et déjà elles décident d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle d’arrêts de travail, de grèves et de manifestations le 4 avril.

Paris le 29 mars 2006