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pdf Face au blocage du pouvoir, bloquons le pays !
tract local Solidaires Isère - 03/04/06

 pdf le 4 avril, bloquons le pays !
tract fédé SUD PTT - 31/03/06

Violences sur Grenoble : une fatalité ???

Solidaires même quand ça chauffe !


Chômage et précarité : les chiffres.


Les mobilisations sur Grenoble!

La manifestation du mardi 28 mars a rassemblé plus de 50 000 participants. Ce fut un succès énorme comme sur tout le reste du territoire (entre 2 et 3 millions de manifestants). Les appels à la grève ont été un succès.

Les rassemblements de l’après-midi ont fait l’objet de réactions très musclées des forces de l’ordre (voir article au dos).

Les actions de blocage du jeudi 30 mars ont été sévèrement repoussées par les autorités. 3 étudiants désignés comme «leaders» (selon la police) ont été brutalement interpellés et placés en garde à vue. Une délégation composée de nombreuses organisations impliquées dans la lutte anti-CPE a exigé la libération immédiate de nos camarades puisque la police ne disposait d’aucun motif légal de mise en garde à vue.

Ce même jour du 30 mars, 12 jeunes ont été jugés en comparution immédiate au palais de justice de Grenoble. A ceux-ci il faut ajouter les 13 jeunes condamnés le samedi précédent. Plus de 20 mineurs ont été relâchés mais devront comparaître ultérieurement devant la justice.

L’université reste bloquée ainsi que de nombreux lycées du département.

La solidarité intergénérationnelle vue par les étudiants

La solidarité intergénérationnelle vue par les étudiants


La solidarité intergénérationnelle vue par la police

La solidarité intergénérationnelle vue par la police

Solidaires même quand ça chauffe

Notre camarade de SUD PTT, Cyril, est toujours dans un coma profond suite à une charge de CRS à Paris. Il a été violement frappé à la tête et piétiné, puis laissé sans connaissance pendant de longues minutes sur la chaussée sans soins.

Solidaires affirme son soutien aux manifestants et assume d'être présent à leurs côtés, y compris quand il y a des charges policières.

C'est pour Solidaires un moyen pour marquer pendant les affrontements la présence de salariés et de syndicalistes, de témoigner des violences policières, de secourir les manifestants qui en sont victimes.

Nous regrettons d'être la seule organisation syndicale à prendre cette position.



Face au blocage du pouvoir,

bloquons le pays !

Sans surprise, Chirac vient de confirmer ce que tout le monde pressentait. Une nouvelle fois, il s’est montré sourd aux revendications des millions de manifestants, et plus globalement d’une majorité croissante de l’ensemble de la population.

Les arguments consistant à se draper dans l’esprit républicain et rappeler que la loi a été votée font abstraction des conditions dans lesquelles cette loi dite «d’égalité des chances» a été adoptée et même des conditions de l’élection de l’actuelle majorité en 2002.

Les modifications annoncées ne sont que la reprise de deux propositions formulées depuis plusieurs semaines et elles avaient été refusées sans ambiguïté par les organisations syndicales. L'annonce de négociations sur l'emploi, l'insertion professionnelle, d'un débat sur le lien entre l'université et l'entreprise ou encore l'annonce de sécurisation des parcours professionnels relèvent purement et simplement de la provocation. Comment apporter la moindre once de crédit au chef de l’État qui maintient, contre vents et marées, le CPE ?

Quand Chirac s’appuie sur une baisse du chômage pour sa démonstration, c’est aussi sans dire que l’essentiel de cette baisse est liée aux radiations nombreuses de chômeurs.

Un seul préalable : le retrait du CPE !

Les manifestations du 4 avril expriment clairement que la réponse du gouvernement est inacceptable. Il est important que les salariés, comme les jeunes, montrent leur détermination sans se laisser abuser par les pseudo engagements du « super menteur » ! Le CPE n’est que la face cachée de l’opération de démantèlement du code du travail.

La mobilisation continue, des initiatives de blocages sont organisées par des étudiants et des lycéens. Ces initiatives doivent maintenant se développer sur l’ensemble du territoire et regrouper des salariés, des jeunes.

Le mouvement de grève doit être reconduit partout où cela est possible, dès le 5 avril. Plus que jamais, le CPE doit être retiré ! Cette victoire marquerait un coup d’arrêt à la politique antisociale du gouvernement !


Violences sur Grenoble : une fatalité ?

Grenoble est depuis quelques semaines le lieu de nombreux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre. Notre région n’avait pas jusqu’alors l’habitude d’être confrontée à de telles scènes de violences. Difficile aujourd’hui de tirer des conclusions, mais il est utile de faire quelques constats.

L’union syndicale Solidaires et tous ses syndicats, dont les SUD, qui la composent, ayant depuis le début de la lutte accompagné toutes les actions de la jeunesse, juge utile d’expliquer les principes qui motivent ses actes.

Les 1ers incidents ont débuté dès février avec une forte aggravation le samedi 18 mars sur la place de Verdun après une manifestation qui a réuni 30 000 participants. Lors de la dispersion, des membres de la Brigade Anti Criminalité (BAC) ont soudainement pris à parti quelques manifestants et procédé à des interpellations brutales et provocatrices. Les affrontements ont rapidement éclaté et les CRS ont fait un usage absolument disproportionné de gaz lacrymos et flash-ball. Personne n'a pu à ce jour expliquer la réaction furieuse et violente des forces de l'ordre. Les organisations syndicales ont exigé une rencontre avec la préfecture pour dénoncer l'attitude des forces de l'ordre, leur brutalité.

La manifestation du 23 mars, qui a rassemblé 10000 jeunes étudiants et lycéens, et un millier de salariés, a brutalement dégénéré sur la même place de Verdun pendant la dissolution du rassemblement. Encore cette fois tout a débuté par l’arrivée d’une équipe de la BAC qui, en milieu d'après-midi, est soudainement apparue sur la place et a procédé à l'interpellation violente de 2 jeunes au milieu des manifestants. Les affrontements ont inévitablement éclaté et cela s'est terminé par des charges successives, des interpellations nombreuses, des violences policières, jusqu'en soirée.

La manifestation du 28 mars a réuni plus de 50000 personnes et s’est terminée au palais des sports. Un millier de manifestants est parti en cortège vers la préfecture et les rues de la ville, et encore une fois cela s’est terminé par des charges policières incompréhensibles, des faces à faces, des interpellations et un climat d’émeutes dans la ville. Encore une fois la responsabilité des forces de l’ordre est mise en cause.

A chaque fois la machine judiciaire justifie les brutalités policières et condamne les jeunes.

N’y aurait-il pas une volonté politique de provoquer des incidents ? Solidaires dénonce sans aucune ambiguïté l’attitude des autorités départementales, les provocations policières, la brutalité et la violence des forces de l’ordre, la répression de la justice à l’encontre des jeunes.


Chômage et précarité des jeunes, les chiffres :

Pour justifier le CPE, le gouvernement a mis en avant le fort chômage des jeunes, 22 %, qui serait une exception française. Ce chiffre n'a pourtant aucune signification, car il compte, de fait, comme chômeurs les jeunes qui sont en formation, c'est-à-dire les deux tiers des 16-24 ans.

En réalité le chiffre réel du chômage des jeunes est inférieur à 8 %, la France se situant exactement dans la moyenne de l'Europe des Quinze. C'est certes déjà trop, mais on est loin de la situation catastrophique qui est présentée pour justifier des mesures socialement régressives.

Il en est de même sur l'accès à un CDI pour les jeunes. 70 % des jeunes actifs sont en CDI trois ans après être sortis de leur formation. Le vrai problème concerne les non qualifiés qui ne sont que 52 % en CDI au bout de 3 ans.

Or, le CPE ne peut absolument pas répondre à ce problème qui trouve sa source dans la politique d'embauche des entreprises. En effet, les entreprises préfèrent toujours, lorsqu'elles en ont le choix, recruter des salariés ayant un niveau de qualification supérieur au poste demandé.

Pour résoudre ce problème, il faudrait agir directement sur le marché du travail en obligeant les entreprises à recruter du personnel non qualifié. Une mesure possible,mais en rupture avec les politiques libérales de laisser faire.