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Actualités
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Info locale

pdf Bilan lutte contre le CPE
Ce n'est pas fini !
4 pages local Solidaires Isère

Info fédé

 pdf Exit le CPE
Tract

 pdf Projet de loi en remplacement du CPE
Projet de loi

 pdf Déclaration des 12 organisations syndicales
Déclaration commune



Sortir de la régression sociale

Malgré la défaite qu’ils viennent de subir, le gouvernement et le Medef n’entendent pas en rester là. D’une part, ils comptent bien mettre en oeuvre les mesures de régression sociale contenues dans la loi dite d’égalité des chances (apprentissage à partir de 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, CDD senior...) ou développer le recours au Contrat de Nouvelle Embauche dans les entreprises de moins de vingt salarié-es.

D’autre part, ils ne cachent pas leur volonté de développer la flexibilité du travail. C’est justement cette question qui était au centre du débat sur le CPE. Est-il nécessaire de flexibiliser, c’est-à-dire de développer la précarité pour vaincre le chômage, comme le prétendent les libéraux ?

Non, il s’agit au contraire de permettre aux jeunes d’avoir un emploi,d’assurer à tous un vrai salaire, un vrai travail, de réduire le temps de travail. Ne doutons pas que les négociations qui doivent s’ouvrir sur l’emploi des jeunes verront de nouvelles manoeuvres de la part des patrons pour réintroduire des contrats bidons et des mesures favorables aux employeurs.

 Il est donc plus que nécessaire de maintenir une pression pour que ces discussions aboutissent à des avancées sociales.
Union syndicale SolidairesIsère

Le CPE est mort !
Ce n'est pas fini !

Deux mois de mobilisation unitaire ont permis de faire reculer le trio Chirac/ de Villepin/ Sarkozy. De la même manière que les cheminots en 95, ou les profs en 2003, Cette année c’est la jeunesse scolarisée a été la locomotive qui a permis la mobilisation de l’ensemble du salariat. Le CPE imposé en force par le gouvernement était un élément fondamental dans le démantèlement du code du travail. Il était prévu, et Villepin ne s’en était guère caché, de mettre en place au mois de juin un CDI pour tous avec 2 ans de mise à l’essai. Tout cela est remballé dans les cartons de la droite et du patronat.
Malheureusement le CNE, lui, reste en vigueur ainsi que de nombreuses dispositions rétrogrades de la loi dite « égalité des chances » (travail de nuit dès 15 ans; apprentissage à partir de 14 ans). Cependant ne boudons pas notre plaisir, pour la première fois depuis 1995 le gouvernement a du reculer sous la pression de la rue. Une preuve supplémentaire que la lutte collective est efficace pour gagner !!!
Fort de ce succès il faut continuer de mettre la pression sur le gouvernement et le patronat. Des discutions doivent s’ouvrir sur l’emploi des jeunes et sur l’enseignement supérieur, ne négocions pas à froid. Il est temps d’imposer les exigences du monde du travail. Et pour cela il n’y a qu’une seule voie, celle de la manifestation et de la grève de masse.



En finir avec le chômage sans précariser, c’est possible
Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire chômage et précarité ne sont pas des fatalités, voila quelques solutions qui pourraient permettre d’en venir à bout en créant massivement des CDI dans le privé et des postes de fonctionnaires dans le public :
  • Réduire à 32h le temps de travail. En effet le seul moment, depuis de nombreuses années, où il y a eu des créations massives d’emplois en France c’est pendant le passage aux 35h. Malgré les limites de cette réforme qui instituait la flexibilité, le patronat s’est vu dans l’obligation d’embaucher.
  • Remplacer tous les départs à la retraite dans le public comme dans le privé. Nous vivons la période du « papy boom », des millions de travailleurs issus du pic démographique de l’après guerre partent où vont partir à la retraite. Le patronat et l’État veulent en profiter pour détruire de l’emploi, à nous d’imposer des embauches.
  • Interdire les licenciements. Il n’y a pas de raison pour que les salariés pâtissent des choix économiques de leurs entreprises. Comme c’est le cas dans le secteur public, en cas de fin d ’activité d’un secteur, le salarié doit être obligatoirement reclassé, et son salaire maintenu. La responsabilité du salaire et du reclassement doit être pris en charge collectivement par le patronat. Bien sûr pas de licenciement autorisé dans les boites qui font du profit.
  • Recruter dans la fonction publique. Dans tous les services publics on manque de personnel, services sociaux, hôpitaux, enseignement sont en état de pénurie permanente, des emplois utiles pour la société peuvent être créés massivement.
Évidemment l’ensemble de ces solutions nécessitent de rompre avec les recettes mise en place depuis plus de 40 ans, qui se sont révélées inefficaces. Toujours plus d’aides aux entreprises, toujours plus de flexibilité n’ont fait qu’accroître le chômage et la précarité. Il faut arrêter avec les millions de subventions aux entreprises, les réinvestir dans les besoins sociaux. Mais surtout prendre sur les profits faramineux faits par les grandes entreprises et les actionnaires pour qu’ils ser-
vent à la réduction du temps de travail et à la création d’emplois. C’est par nos luttes que nous les imposerons.

Qui veut la fin du chômage…? sûrement pas le patronat.

Il y a quelques années un rapport de l’OCDE préconisait de ne jamais descendre au dessous de la barre fatidique des 5% de chômeurs sous peine de voir remonter les luttes collectives.
Les chefs d’entreprises ont bien compris que le chômage de masse était un outil des plus efficaces pour casser la combativité du monde du travail. Ainsi la pression exercée par la peur du chômage a permis de généraliser la précarité, de faire accepter la perte
du pouvoir d’achat. Cependant depuis près de 10 ans la combativité remonte malgré tout… De belles luttes en perspective !